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Courir quand on ne progresse plus

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courir quand on est moins bon

L’année running ne fait que commencer, le temps des résolutions est pourtant déjà dépassé. Les objectifs ont été posés, il est temps maintenant de s’y confronter même si le niveau de performance escompté n’est pas toujours au rendez-vous. 

Quand on est un peu raisonnable, on se fixe en début de saison un à trois objectifs qui justifieront de nombreuses heures d’entraînement durant l’année. Une gestion se met en place, des plans d’entraînement plus ou moins rigoureux sont élaborés. La préparation passe inévitablement par des hauts et des bas, quand on n’est pas une machine qui tourne à plein régime sans jamais faiblir.

En plus de l’énergie nécessaire, certains objectifs requièrent également une force mentale qui n’est pas évidente à mobiliser. Les périodes de creux peuvent ainsi engendrer une perte de motivation ou quelques doutes.

En 2013 et en 2014, j’ai enchaîné énormément de compétitions, ce qui m’a permis d’engranger de la confiance et des résultats intéressants à mon modeste niveau. Depuis 2015, j’ai la sensation que je commence à plafonner dans mes performances. Des limites que j’atteins doucement mais surement.

Changer de vie pour progresser

Pour surmonter ce phénomène, j’ai conscience qu’il me faut révolutionner ma pratique, à savoir modifier mon alimentation, mieux choisir mes équipements, monitorer davantage mes séances, les analyser avec finesse à l’aide d’outils statistiques adaptés, m’inscrire dans un club, alléger mon agenda, peut-être trouver un travail plus complémentaire avec ma passion sportive, etc. Un grand nombre de leviers que je ne suis pas prêt à débloquer, car j’estime que cela ne fera pas de moi un athlète, et que je suis déjà très heureux comme cela.

A part trouver la fontaine de jouvence et boire son eau, ou gagner au Loto et consacrer une grande partie de mon quotidien à faire du sport, ce qui ne me dérangerait pas, je n’attends donc pas de miracle. Néanmoins, il est tout à fait envisageable d’accomplir des épreuves, de faire quelques progrès, ou même de se maintenir à son niveau, ce qui n’est déjà pas si mal comme but.

Accepter, c’est s’épanouir

Il est très facile de chercher systématiquement des excuses, comme une blessure récalcitrante, un rhume mal soigné ou une chaussure mal adaptée. Ou de prétexter des conditions qui ne se prêtent pas au résultat espéré : trop de vent, trop de pluie, parcours pas assez roulant, trop de monde… Mais honnêtement c’est invivable. Où est le plaisir à sortir la boîte à excuses en permanence ? Qui vous juge ? Et si on vous juge, quelle importance ?

Accepter d’être lucide sur ses moyens et mettre de côté son égo, c’est envisager l’objectif autrement. Si on n’est plus capable de courir un marathon aussi vite qu’avant et qu’on se voile la face, on risque de se préparer en vain, jusqu’à ne plus jamais se présenter sur une ligne de départ.

Tenter de courir régulièrement à son meilleur niveau, tenir une allure cible réaliste, participer à des courses atypiques, par équipe, s’inscrire sur des épreuves dans lesquelles le chronomètre n’est pas le principal moteur – en trail par exemple où il est parfois héroïque d’être simplement finisher – ou encore courir avec des proches pour leur transmettre la fibre, sont autant de motifs pour se lever le weekend et continuer à éprouver du plaisir en courant. 

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Article posté le 21 mars 2017 à 16 h 36 min.

A propos de David Vandewiele

Entraîneur de l'équipe de France de Cheese-Rolling, plusieurs fois récompensée au Cooper's Hill Cheese-Rolling and Wake, course qui consiste à dévaler une pente le plus rapidement possible pour attraper un fromage.
 

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