Ma plus belle histoire … de semi

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194484Il fait partie de ces rendez-vous immanquables de début de saison qui vous rendent fébriles. Où en suis-je ? Où vais-je et à quelle allure ?

J’ai fait sa rencontre en 2009 et depuis nous ne nous sommes plus quittés. Ou presque. En 2010, ma candeur de béotien m’a poussé à faire l’impasse. J’avais pensé sincèrement qu’il était imprudent de courir un semi-marathon quelques semaines à peine avant son grand frère le marathon. Je trouve aujourd’hui ce choix tellement touchant.

L’édition 2009 reste gravée dans ma mémoire pour plusieurs raisons. A l’époque la course tournait encore dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et traversait la place de la Nation par laquelle elle n’est plus jamais repassée depuis. Pour ma première course, j’avais vu les choses en grand : courir 21 kilomètres à travers la capitale alors que je n’en n’avais jamais enchainé plus de 14 pendant les footings qui me servaient d’entrainement.

A l’approche de ce grand événement, j’avais l’impression totalement égocentrée d’être le centre du monde pour mon entourage. J’ai heureusement appris à relativiser depuis. Cette année là, la pluie s’était mêlée à la course et j’avais dû ôter mes lunettes pour les mettre à l’abri dans la poche de mon short de tennis. Je faisais partie de la catégorie grand débutant, j’étais de ceux qui espéraient secrètement couvrir la distance en moins de deux heures. Ce fut le cas et j’en eus les larmes aux yeux d’avoir réussi cet exploit.

Le 2 mars dernier, à l’occasion de la vingt-deuxième édition, je courais mon dixième semi-marathon, mon cinquième dans les rues de Paris. J’étais détendu et heureux de partager un bout de sas préférentiel, sous le soleil, avec quelques amis. En cinq ans j’ai réussi à apprivoiser cette distance qui semble me convenir et sur laquelle je prends beaucoup de plaisir lorsque je suis bien préparé.

En vingt-deux ans, le semi-marathon de Paris a grandi jusqu’à devenir victime de son succès. il connait régulièrement quelques couacs dans son déroulement, que je regrette sincèrement. Cette course magnifique ne mérite pas de verser dans l’excès d’inscrits et l’approximation de son organisation. J’espère ardemment revenir encore longtemps courir jusqu’à l’hôtel de ville, à travers le bois de Vincennes avant d’y revenir en passant par la place de la Bastille.

Philippe

Crédit photo : ASO/P.Perreve

Article posté le 13 mars 2014 à 11 h 35 min.

 

Un commentaire

  1. merci pour ton compte rendu. courir a Paris c vrai c beau

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