Le cross, une discipline idéale pour progresser

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La plupart des amateurs de trails sont réticents à l’idée de courir un cross. Pourtant, en franchissant le pas, beaucoup s’apercevraient que cet exercice apporte de grands bénéfices à sa pratique. Certes, l’intensité bien plus importante que les longues chevauchées dans les montagnes, peut rebuter ceux qui ne s’y sont jamais confrontés, mais cela vaut la peine d’essayer, dans l’intention d’améliorer ses qualités de coureur, donc de traileur.

Le cross-country est une pratique ancienne. Son terrain de jeu initial est la country, entendez la campagne, par conséquent toutes sortes de terrains, de sols, comme ceux des prés, des champs, des bois tout en excluant le macadam.

A l’origine, les concurrents devaient couvrir le plus vite possible la distance séparant deux villages. Dès lors, quoi de plus logique que d’emprunter l’itinéraire le plus court, traversant champs et bois, gravissant et descendant une ou plusieurs collines, obligeant à franchir toutes sortes d’ obstacles tels que ruisseaux, fossés et autres, comme de simples arbres couchés.

Dans cette définition, on retrouve bien l’esprit de certaines courses actuelles, comme le trail, avec toutefois quelques aménagements qui ont transformé cette épreuve.

Les caractéristiques du cross

Au fil du temps, il a fallu rendre le cross-country plus facile à organiser. On a donc assisté à une réduction de la surface de course, et l’itinéraire s’est transformé en circuit, soigneusement balisé sous forme de boucles de différentes longueurs. Dans la majorité des cas, ces boucles se déclinent en grandes, moyennes et petites. Cette conception débouche sur un fait majeur, le spectacle. On peut quasiment tout suivre !

La plupart des épreuves empruntent des chemins forestiers, ces fameux sous-bois aux sols plus ou moins ramollis par les feuilles et les aiguilles d’épineux. Ces chemins débouchent souvent sur des traversées de prés, avec plus ou moins de sinuosité.

Des changements de direction qui cassent fatalement la régularité de la course et obligent le coureur à relancer pour ne pas ralentir. En plus des virages, les circuits sont souvent parsemés de côtes et descentes qu’il faut vaincre plusieurs fois, même si elles restent vraiment modestes en regard du trail.

Ce sont ces alternances d’obstacles qui créent la difficulté, c’est tout l’intérêt du cross ! Le coureur se voit contraint de varier énormément sa course, apprenant à se ressaisir s’il faiblit trop, tout en cherchant à s’économiser du mieux qu’il peut.

L’humidité des sols apprend à s’adapter

Le même cross couru sur une surface sèche ou humide influence de façon importante la manière de conduire son effort. Le bon crossman se distingue par sa capacité à se déplacer sur à peu près n’importe quel sol.

Ainsi, l’habileté de ses appuis, l’ajustement continu de son geste, l’appréciation de ses trajectoires, la lecture du sol, tout ce qui fait l’équilibre pour perturber le moins possible sa progression, constituent de puissants axes formateurs pour améliorer les qualités fondamentales, devinez pour quoi ? Pour le trail bien sûr !

Le trail ne veut pas des enfants. Le cross, oui !

Son côté spectacle correspond parfaitement à l’esprit « jeu » des concurrents non adultes. Leurs parents ont toute facilité pour les encourager tout au long de leur effort. Le cross constitue la meilleure école pour eux. Quelques-uns des meilleurs traileurs sont issus de cette formation classique du cross.

Les bénéfices du cross pour le trail

Les arguments en faveur du trail dans la pratique du cross ne se limitent pas à la gestuelle. Les retombées physiologiques ont aussi une grande résonance. Ainsi, le traileur qui s’y adonne suffisamment, va rapidement constater une amélioration significative de ses qualités de motricité, grâce à des appuis plus francs, une plus grande habileté dans l’enchaînement des appuis sur les sentiers. Les relances après les côtes sont aussi plus nettes.

Le fait de participer à un cross ou deux ne va pas transformer votre course… En revanche, se donner comme objectif hivernal de courir ne serait-ce que le cross populaire de votre région, va vous permettre de mettre en œuvre une préparation destinée à mieux courir sur 5 à 10km. Voire davantage si vous trouvez un maxi cross d’une quinzaine de kilomètres.

Ce sont les séances qui modélisent l’effort du cross qui vont développer ce sens de la motricité, cette énergie pour le faire, et il faut bien le dire, ce mental qui vous donnera une foulée plus offensive.

A raison ne serait-ce que d’une séance hebdomadaire durant 4 mois, vous aurez perfectionné bien des aspects dans votre panoplie de traileur. La meilleure façon de procéder consiste à courir un cross en entame de saison, généralement en novembre, pour se faire une idée. Après 6 semaines de séances, essayez-vous sur une seconde épreuve. Une troisième peut suivre en janvier ou février. Vous aurez ainsi apporté quelque chose de nouveau à votre pratique avant de vous replonger dans le monde du trail.

Il n’est pas toujours nécessaire de posséder une licence FFA compétition pour participer aux cross. Pas mal d’organisateurs créent des épreuves open, dîtes populaires où le traileur n’aura pas la crainte d’être dépassé par le niveau de la course. N’oublions pas qu’en terminant dans les derniers d’un cross, on précède tous ceux qui n’ont pas eu le courage d’en prendre le départ. Et ils sont encore trop nombreux !

Article posté le 14 octobre 2016 à 15 h 06 min.

 

Un commentaire

  1. Voilà, suite à votre article, j’ai participé à mon premier cross (~7,5 km à Lomme / Nord) et votre conclusion s’applique parfaitement : j’ai fini dernier, précédant tous ceux qui ne l’avaient pas fait 🙂

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