La FFA interdit la musique en course !

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Ce qui jusqu’alors n’était qu’une rumeur est désormais officiel. La FFA vient d’inscrire à son règlement l’interdiction de courir en musique sur les courses hors stade. Explications.

Souvenez-vous, c’était il y a un an déjà, des rumeurs circulaient alors concernant la possibilité d’interdire la musique sur les compétitions de course à pied hors stade. A l’époque, l’hypothèse formulée par la FFA suscitait aussitôt une levée de boucliers au sein de la communauté running.

On se souvient d’ailleurs qu’à cette même période, nous avions contacté le service juridique de la FFA qui nous avait alors indiqué « qu’aucune modification du règlement n’était prévue dans ce sens ».

Une actualité en chassant une autre, l’indignation collective laissait alors rapidement place à l’oubli. Au point que très vite, on imaginait cette mesure impopulaire enterrée.

Courir en musique, c’est fini !

L’histoire aurait pu en rester là, d’ailleurs c’est très certainement ce que beaucoup de coureurs pensaient jusqu’à aujourd’hui. Mais voilà, en épluchant les règlements FFA 2016 applicables depuis le 1er novembre 2015 on peut lire ceci :

Le Règlement Sportif de la FFA n’autorise pas les aides apportées aux athlètes en compétition, que ce soit par utilisation de certains matériels (règle F144.2 (b), prohibant radio, lecteur de cassette ou cd, téléphone portable ou équipement similaire), ou en ayant recours à un ou des accompagnateurs. Les podomètres ou GPS ne sont pas considérés comme une aide.

Cette fois le doute n’est plus permis, prendre le départ d’une épreuve organisée sous l’égide de la FFA avec des écouteurs vissés sur les oreilles est bel et bien interdit par la réglementation des courses hors stade 2015/2016.

Mais en pratique, comment la FFA va-t-elle pouvoir faire respecter ce nouveau règlement modifié en catimini ? En disqualifiant tous les contrevenants ? Ce sont plus surement les «coureurs élite» qui devraient faire les frais de ce nouveau règlement. On pense notamment aux traileurs qui pour se changer un peu les idées prennent souvent plaisir à courir en musique.

Quoi qu’il en soit, certains organisateurs semblent prendre les devants, annonçant de possibles disqualifications en cas de podium pour les coureurs mélomanes. Un règlement deux poids deux mesures qui n’a pas fini d’animer les discussions au sein des pelotons.

Article posté le 16 mars 2016 à 15 h 17 min.

 

28 commentaires

  1. Va juste y avoir un tout petit problème 🙂

    ce règlement interdit entre autres l’utilisation d’un téléphone portable… qui par ailleurs est obligatoire, pour raisons de sécurité, sur bon nombre de trails !!!

    c’est comment dire…. un peu embêtant tout ça… et d’une cohérence à faire peur !

    • Le téléphone tu t’en servira seulement en cas d’urgence donc commentaire hors propos

      • Non je suis d’accord avec @Michel, comment tu fais appliquer ça gros malin ? C’est pas du tout hors de propos.

        En plus ta réponse est agressive et pourrie.

        C’est juste débile: encore une règle pondue par des mecs qui peuvent pas blairer de courir en musique, et qui ne se soucient pas des autres.

        Just ridicule, comme ta réponse.

  2. La FFA a raison d’interdire et arrêtez de parler que des Trails sur les courses comme le 20km de Paris regroupent plusieurs milliers de coureurs c’est un véritable danger que ceux qui écoutent la musique en courant car ils n’entendent pas ce qu’il se passe autour d’eux et si quelqu’un leur dit attention à gauche ou à droite , au lieu de ça les gars courent comme s’ils sont seuls .. or on ne court pas tout seul sur une compétition sur route donc on doit être vigilant aussi aux alentours c’est comme ne pas conduire avec les écouteurs aux oreilles .. Pour avoir vécu un drame à la Reunion heureusement que d’autres coureurs m’avaient entendu tomber dans le ravin imaginez si tout le monde avec son casque amour la tête !! Personne n’aurait entendu lorsque j’ai hurlé à l’aide..: il faut penser à cela et pas à sa petite personne « je suis seul au monde « 

    • Une course comme les 20km de Paris, c’est hyper sécure. Pour ta course à la Réunion, même si le smartphone devait sans doute être dans la liste du matos obligatoire, là, je veux bien. Moi, ce qui me conviendrait c’est que pour le Hors Stade, dont la liberté est un des principes fondateurs, on suggère (sans imposer) aux coureurs d’être vigilants avec cette utilisation (c’est le cas dans de nombreux pays), auquel cas des gens comme moi seront toujours capables de courir en musique (ou en podcast pour ma part, le genre de trucs qui risque pas de doper la perf) tout en faisant un minimum attention à ce qui se passe autour d’eux.

    • Je cours en musique et j’entends parfaitement ce qui se passe autour de moi! Il faut juste ne pas être complètement stupide et ne pas choisir des écouteurs avec isolation phonique ni mettre le son à fond comme un gosse de 15 ans!

  3. Tout le monde sait (sauf certains) que… on pond d’abord une loi…et on revient en arrière après, pour faire croire qu’un effort est fait par celui qui s’est réveillé un matin, avec une idée saugrenue en tête !!!
    Du grand n’importe quoi, sauf si des spécialistes nous prouvent que certaines musiques sont assimilables à des agents dopants !!!

    • Fame et eyes of the tiger c’est dopant pour moi….lol , faut vraiment que les « responsables » arrêtent leur connerie à deux balles .

  4. En quoi , la musique serait interdite ?
    Que aberration !
    Quand je vous le nombre de runners qui courent avec de la musique (moi le 1er), ce serait un grand nombre d’inscrits en moins dans chaque course.
    Cela n’est pas un système de tricherie ! En quoi la musique peut apporter un plus ?
    Je dirai même que cela fait fonctionner le commerce.
    Il ferait mieux de faire une prise de sang à chaque coureur avant chaque course ou de vérifier toutes les chaussures pour voir s’il n’y a pas un moteur de caché.
    Ce n’est pas la musique qui fait tourner les jambes.
    Bref, si la musique est interdite, toutes les courses auxquelles je participe se feront sans moi.
    A méditer. ………

  5. Sauf qu’il faut être licencié en compétition pour en être interdit, donc je continuerai à écouter de la musique en expliquant à ces shérifs de la Ffa en quoi je ne suis pas concernée ?

  6. Christophe ANTOINE

    Quand j’ai eu à faire le cobaye lors des championnat du monde de 2003 à PARIS, j’ai appris qu’effectivement la musique, comme la lecture ou autre était interdit, mais cela s’appliquait seulement pour l’épreuves sur piste. Il était courant de dire que la musique galvanisé le participant et donc, était considéré comme un dopant ….. morale, un peu comme si un entraîneur donné des consignes d’avant course, d’où il était interdit aussi d’aller les voir dans les gradins. Il y a 5 ans, l’IAU, entité Fédérale Internationale l’autorisé, mais sur des circuits dit sécurisé, à savoir fermé de toute circulation automobile.

  7. Le plus simple est de ne pas d’affilier à la FFA rien ne nous empêche de courir avec un certificat médical

    • Même si vous n’êtes pas affilié, si vous faites un chrono qui vous classe, vous serez classé 😉 – Pour info 2h44 sur marathon pour un homme- Mais il est vrai qu’on vous contrôlera pour dopage…Ou écoute frauduleuse de musique dopante 😉 que si vous faites un podium !

      • Plus besoin de participer aux courses. On a déjà tout dans son téléphone… le parcours, le chrono, le temps des « adversaires virtuels » et la musique. Avec ce réglement, la FFA livre un combat perdu d’avance.

  8. Ce n’est absolument pas une nouveauté dans le règlement FFA… Des années que cet article existe!

  9. Il ferait mieux de se pencher sur les 3/4 des elites qui sont asthmatiques lol tous avec la ventoline sur la ligne de depart ca c du dopage….

  10. il faudrait mettre un gros casque de chaine hifi pour les emmerder un peu.

  11. … je n’ai rien à répondre de constructif mais je ne suis pas content.
    La FFA cherche la main-mise sur le hors-stade. L’UMP et ses amis du MEDEF veulent dézinguer la fonction publique territoriale parsqu’il a de l’argent à se faire, la ville de Marseille cherche à tuer le centre ville (Noailles) pour un coup de promo immobilière. Chacun pour soi, chacun sa mèèèrre !
    Hors-stade, ce n’est pas pour rien.
    Si une loi empêchait les cons de courir (avec le son trop fort, des niveaux de testostérone azimutés, etc.) les compétions de CAP gagneraient en intimité, certes.
    Ceci est valable pour moi également. Mais c’est au sein de la masse et des pelotons qu’on se fait son éducation, qu’on comprend seul ou pas ce qui est important. Ou pas.
    Bla-bla-bla… ehhh hh h merXXX !

  12. Les accompagnateurs sont interdit, donc les lievres le seront aussi. ????

  13. bonjour a tous

    Je crois que les bobos dans leur tour d’Ivoire devraient venir faire quelques trails , dans leur bureau musique a tout va !!

    Pauvre Fédé a l’abandon , aprés la privatisation des courses c’est tout proche , interdiction de la musique ils sont paumés c’est mecs là, je crois que l’on a pas tout vu malheureusement , nous les coureurs des deux sexes ont est bine dans nos baskets et ces mecs de la fédé il fait qu’ils courent aprés nous pour nous l’enlever …..bon courage les bedonnants !!!!

  14. Salut,
    M’entrainant très souvent seul, je cours en musique mais suffisamment dosée pour entendre ce qui se passe autour de moi (voiture, gibiers, tirs de missiles…). Parfois je l’écoute sur en compets avec mes écouteurs.
    Je sais que c’est interdit depuis quelques temps déjà, soit disant considérée comme dopant car stimulant pour l’effort. Certains organisateurs intelligents préviennent les coureurs au départ, d’autres m’ont parfois conseillé de les enlever par respect en passant sur la ligne d’arrivée.
    Bref, je sais pas trop quoi en penser, mais hormis ce coté risque pour les autres, voir danger pour soi, c’est encore un espace de liberté de plus qui s’en va !! Et moi quand je cours je suis libre, certes respectueux de l’organisation et des autres coureurs mais libre.
    Je pense que la Fédé en prenant cette position, sort le parapluie en cas d’accident lié à cette pratique…euh…c’est aussi valable lors de la fête de la musique ???

  15. Faites comme moi, je ne participe à aucune course et je cours tous les jours en musique.

  16. La musique lors de l’exercice physique améliore la performance

    Rôle ergogène de la musique
    La musique est connue pour être capable de réduire l’effort perçu nécessaire lors d’activités physiques exténuantes

    Certains genres musicaux, comme le blues ou le gospel ont été créés pour accompagner les efforts des hommes et des femmes qui travaillaient dans les champs de coton, explique le docteur Thomas Fritz [1], l’initiateur de cette étude. Lorsque les prisonniers aux Etats-Unis cassaient les pierres dans les carrières, ils chantaient en incorporant des sons de leur travail dans la musique (la projection de gravillons participait à l’action musicale, et déterminait la pulsation de leurs chants).
    Le chant accompagne souvent des pratiques collectives ritualisées, comme dans certaines tribus africaines, ainsi que dans les stades lorsque les supporters encouragent vocalement les sportifs.
    Les athlètes utilisent souvent la musique lors de leur préparation physique (1). Le tempo musical et le rythme par exemple se sont révélés avoir une influence sur la motivation et stimuler la performance sportive (2, 3). L’écoute de la musique pendant un contre-la-montre de 10 km constitue une stratégie efficace pour améliorer la performance et, ce surtout en début d’épreuve [2].
    La musique est connue pour être capable de réduire l’effort perçu nécessaire lors d’activités physiques exténuantes

    Cet effet a été mis sous le compte de la diversion entraîné par la musique, ainsi l’athlète serait moins attentif aux sensations (désagréables) proprioceptives qui accompagnent la fatigue physique et les sensations de stress seraient simplement moins clairement perçues.
    Mais cette explication paraît insuffisante pour Fritz et son équipe, la diversion ne peut pas suffire à expliquer cet effet.

    Afin de clarifier de manière approfondie cette question, Fritz a mis en place une étude qui consistait à comparer deux populations différemment exposées à la musique lors d’effort physique (Fitness).
    Le premier groupe utilisait l’équipement de remise en forme en écoutant passivement de la musique. La musique est déconnectée des mouvements physiques.
    Le deuxième groupe disposait d’appareils reliés à un générateur de sons. Les participants non musiciens avaient la possibilité de s’exprimer musicalement en travaillant sur les machines de fitness.
    Parallèlement les scientifiques mesuraient la consommation d’oxygène, la modification du tonus musculaire. Une spirométrie était réalisée, l’effort perçu était mesuré.

    L’effort physique réalisé par les deux groupes était équivalent sur le plan de la charge physique. Si, comme le confirment les études bibliographiques, l’écoute passive de la musique contribue à un meilleur rendement musculaire, les effets de la musique sur l’effort physique lorsque la musique est intimement liée à l’effort comme une co-création du mouvement sont particulièrement manifestes sur le plan de la physiologie de la performance.

    Dans cette situation, les participants :

    ressentaient moins sévèrement le stress ;
    utilisaient moins d’énergie, et étaient donc plus efficaces ; physiologiquement, leur consommation d’oxygène pour le même effort était réduit ;
    percevaient les exercices à un degré d’intensité plus faible qu’ils ne l’étaient en réalité.

    Il y a bien « une consommation d’oxygène diminuée lorsque l’on produit de la musique en faisant l’effort au lieu de se contenter de l’écouter », autrement dit les muscles consomment moins d’énergie.

    Effort et Musique
    Il y a bien « une consommation d’oxygène diminuée lorsque l’on produit de la musique en faisant l’effort au lieu de se contenter de l’écouter », autrement dit les muscles consomment moins d’énergie.

    Pour ce groupe, la musique ne joue pas un rôle de diversion, puisqu’elle est réalisée de manière dirigée par les participants en interaction avec la proprioception et le mouvement. L’effet positif de la musique ne peut donc pas être mis uniquement sur l’effet distrayant qu’elle entraîne. Fritz suggère néanmoins que la musique pourrait sur un plan cognitif dans ce cas attirer l’attention sur la composante esthétique des nouveaux mouvements créés avec la musique, en limitant l’attention sur la sensation des efforts réalisés pour y parvenir et qu’ainsi l’effort serait moins perçu.
    Pour Fritz et son équipe, l’effet de la musique sur l’effort physique est multiple. Si elle peut jouer un rôle en réduisant la tension musculaire, et en procurant une oxygénation plus efficace, elle pourrait jouer un rôle singulier lorsqu’elle est en symbiose avec l’effort. Quand la musique est intégrée à l’effort physique, elle a un effet motivationnel et catalyseur d’une puissance inouïe, car comme le précise le docteur Fritz « l’intensité perçue de l’effort » lorsqu’on le conjugue à la production du chant ou de la musique « diminue de moitié » dès les 6 premières minutes.
    La musique produite lors de l’effort joue un rôle ergogène important qui pourrait être mieux utilisé dans le champ rééducatif et de l’entraînement physique.

    Ergogène
    Qui produit de l’énergie. Qui améliore le rendement musculaire. La musique est un facteur ergogène qui joue un rôle dopant naturel sur l’effort physique. On parle également de substance ergogénique (dopante)

    Rédacteur Docteur Arcier, président fondateur de Médecine des arts®
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    Bibliographie

    [1] Thomas Hans Fritz, Samyogita Hardikarb, Matthias Demoucrona, Margot Niessend, Michiel Demeya, Olivier Giota, Yongming Lid, John-Dylan Haynese, Arno Villringerb, and Marc Lemana. Musical agency reduces perceived exertion during strenuous physical performance. PNAS Early Edition. October 3, 2012.
    [2] Atkinson G, D Wilson et M Eubank (2004) Effects of music on work-rate distribution during a cycling time-trial Int J Sports Med 25:611-5.

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  17. Bonjour,

    Pour récapituler si jamais je ne suis absolument pas intéressé par le chrono (Le marathon de Paris sera mon premier et je prévois de le courir en 4h15/4h30) personne ne viendra m’embêter parce que j’ai un casque audio sur les oreilles pendant que je cours ? Lol

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