Quoi, t’as jamais couru un cross de ta vie ?

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Découvrir le cross country

Prendre le départ d’un cross pour la première fois, c’est découvrir une discipline formatrice qui fait battre le cœur de nombreux coureurs chaque hiver. Chaussez vos pointes, Globe Runners vous emmène au cœur de la bagarre.

Le cross-country est véritablement une discipline difficile, ingrate même diront certains. Partir vite, accélérer, et finir au sprint, voilà en quelques mots comment on peut résumer une épreuve de cross.

Affronter le froid (souvent), la boue (parfois), le cross est un mythe qu’il faut affronter au moins une fois dans sa vie, au risque de rater sa carrière de coureur. Les meilleurs athlètes toutes disciplines confondues ne s’y trompent pas, et viennent chaque hiver jouer la bagarre dans l’optique de préparer la saison à venir. Le cross reste un exercice redoutable pour progresser en course à pied. 

Le cross, c’est l’école de l’humilité, de l’apprentissage et du courage. Toutes les catégories y sont représentées, et croyez-moi, quel que soit le niveau, tout le monde est à la bagarre. Ici pas question de céder le moindre mètre, on sert les dents, on relève la tête et on lâche rien, jamais !

Le cross pour tous ?

Le cross reste tout de même une discipline d’initiés, on n’y vient rarement pour acheter un bout de terrain. D’ailleurs ça sent déjà la compét et la sueur en arrivant sur le parking. Les conditions sont rudes, on ne vient pas pour gagner un t-shirt ou pour se goinfrer au ravito. Les mecs courent comme des chevaux, c’est d’ailleurs certainement ce qui explique que les compétitions soient souvent organisées sur des hippodromes.

Bref, ça fait mal, ça brule, ça pique, et c’est pour ça que c’est bon ! Ici on ne se bat plus vraiment contre soi, mais pour une place, celle du mec devant. De la première à la dernière, elles sont très chères et se négocient à la fréquence maximale. Il faut se rentrer dedans, pas question de venir faire un footing pépère, il faut accrocher le bon wagon et ne pas décrocher.

Le cardio à bloc, le gout du sang dans la bouche, même à plus de 15 km/h de moyenne, tu n’es jamais certain de ne pas finir dernier. Une grande leçon d’humilité je vous dis. Ca passe ou ça casse, mais quoi qu’il arrive, on en sort grandi, avec la satisfaction d’avoir donné le meilleur de soi même. Une belle manière de lancer la saison en travaillant la vitesse et le mental.

Article posté le 23 janvier 2017 à 13 h 28 min.

 

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