Conseils running : l’abandon, un moment difficile

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Twisted angleCertaines décisions inévitables sont néanmoins douloureuses à prendre. Abandonner une course avant son terme en est une à laquelle tous les coureurs seront confrontés au moins une fois dans leur vie.

Parfois il est préférable de renoncer, c’est même un signe de lucidité. Une blessure, plus ou moins grave, ne doit jamais être prise à la légère. A quoi bon continuer si cela met en péril votre intégrité physique. Sans parler des conséquences à long terme.


Depuis plusieurs minutes les sensations sont mauvaises, le plaisir n’y est pas, la douleur est vive et handicapante. Avant la course, vous espériez faire un résultat, donner le meilleur de vous même. La déception vous envahit, le cerveau se met en route, les idées négatives prennent le pas sur votre bonne volonté du départ.

Bien qu’inévitable, la décision est lourde, c’est l’égo du coureur qui en prend un coup. Jusqu’au moment où cela ne peut plus durer, les concurrents vous passent les uns après les autres, vous ne pouvez plus courir.

La frustration est à la hauteur de l’investissement fourni pendant la préparation, les sentiments sont décuplés. Seul au milieu de nulle part, vous marchez, les larmes montent,  mais le moment de jeter l’éponge n’est pas encore venu. Une dernier baroud d’honneur, comme pour se prouver que ce n’est pas encore tout à fait fini.

Le processus d’abandon est complexe et certainement propre à chacun. Sur une course longue, bien que l’idée de franchir la ligne d’arrivée devienne  totalement inenvisageable, il faut parfois un long moment pour assimiler l’évidence.

« Au prochain pointage, j’arrête ». Décrocher son dossard, un acte en apparence anodin qui se transforme en aveu de faiblesse. Vient le moment d’annoncer son abandon à l’organisation. Les mots de réconfort n’y changeront rien, le moral en prend un coup même si finalement c’était la meilleure décision à prendre.

Le retour à la maison est silencieux, introspectif, la tristesse s’estompe laissant finalement place à la déception et à l’inquiétude. Renoncer à la course, c’est aussi accepter la blessure. Le corps réagit et envoie des signaux qu’il faut savoir écouter.

Les mots soignent les maux, ne reste plus qu’à poser un diagnostic, prendre du repos et tout recommencer, encore … Après tout, cela n’est que du sport, il y a bien d’autres sources de plaisir dans la vie.

Il faut dédramatiser l’abandon, accepter la renonciation pour peu qu’elle soit justifiée.  Malgré des heures d’entrainement, des mois de préparation, il se peut que le jour de la compétition, un élément extérieur vienne enrayer la mécanique.

L’abandon n’est pas une fatalité. Il faut apprendre à se nourrir de ses échecs, les analyser et en retirer une expérience positive qui dans le futur permettra d’être meilleur.

Sébastien Réby 

Article posté le 26 août 2014 à 6 h 43 min.

 

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