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Mes 10km du Ravensberg

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En pleine préparation d’un de mes défis de l’année 2016, je me suis aligné sur une course qui se déroulait à Bailleul, dans le Nord, au cœur des Flandres.

Depuis le début de l’année, j’ai constamment à l’esprit les 100km de Steenwerck, sans doute l’objectif qui me tient le plus à cœur cette saison, avec la « modeste » ambition de flirter avec les 10h. Après avoir retrouvé un niveau minimum après les fêtes, j’ai repris un peu de foncier mais le manque de temps m’a causé beaucoup de difficultés.

En calquant ma préparation de l’an dernier où je m’étais focalisé sur de l’endurance fondamentale pour acquérir la capacité à courir longtemps, j’ai essayé de faire des bornes malgré tout en rognant sur mon temps de repos, le matin tôt, ou le soir tard. J’ai accumulé de la fatigue pour des efforts finalement pas exceptionnels, ce qui m’a valu des douleurs importantes aux tendons et aux articulations du pied. J’ai donc revu ma copie en essayant de travailler sur des séances plus nombreuses si possible, moins longues mais plus qualitatives, des séances plus variées aussi. Bref, j’ai fait mon pro.

Si bien que je me suis inscrit aux 10km du Ravensberg (je sais, j’envoie du rêve)une course sur route qui comporte quelques cotes intéressantes (qui feraient rire les coureurs de trails). Comme c’était ma sortie du dimanche, j’avais également prévu de faire le parcours deux fois, à savoir avec les concurrents, puis en solo en allure tranquille. Ou pourquoi pas avec tout le monde : qui m’aime me suive.

Je ne m’étais pas fixé d’objectif chronométrique à part ne pas trop dépasser la barre des 45mn, tout en espérant mieux. Mais au moins, tenter d’être maître de ma course, sans trop souffrir. L’an dernier, dans une forme moyenne, j’avais terminé en 42mn.

Au départ des 10km du Ravensberg

Près de 2 500 personnes s’étaient rassemblées derrière la ligne de départ. Une course qui vient d’obtenir un label national. Je ne sais pas ce que cela signifie, mais ça en jette.

De mon côté, j’étais décontracté car il n’y avait pas d’enjeu particulier. En revanche, je terminais quand même un gros bloc d’entraînement me faisant flirter avec la barre des 300km en trois semaines et j’avoue que j’avais hâte d’en finir pour lever le pied pour quelques semaines.

A l’entame du 1er kilomètre, malgré le monde et la nécessité d’emprunter les trottoirs, je me sentais bien et c’était tout à fait normal car il s’agissait d’une longue descente. Je contrôlais les 15km/h sans chercher à pousser davantage car je connaissais le parcours et savais qu’à la fin du KM2 nous attendait la montée du Ravensberg. L’habitude de m’y entraîner ne diminuait pas du tout la difficulté. 1km de montée approximativement avant une petite descente où il convenait plus de reprendre son souffle que de lâcher les chevaux.

Puis, un peu trop rapidement à mon goût, au premier virage, la course était un peu plus plate, avec quelques faux plats rendus plus cassants à cause du vent dont les rafales déstabilisaient quelque peu mon merveilleux brushing.

Les chemins étaient accidentés et bien étroits, tandis que la densité de coureurs empêchait les dépassements. Sur le côté, l’humidité avait rendu le sol glissant et il valait mieux rester tranquillement au centre de la chaussée. Et puis à 4’20” au kilomètre, sans être vraiment dans le rouge, c’était très bien.

Au KM6, la montée du Mont de Lille était nettement plus compliquée. Pas forcément longue mais plus violente. En marchant on n’aurait pas perdu de temps. Et arrivé au sommet, il fallait du temps pour reprendre correctement ses esprits. Donc j’ai fait profil bas pendant le kilomètre suivant, sans chercher à vraiment relancer.

Juste avant le KM8, la dernière vraie montée était moins inclinée mais aussi plus longue. J’ai pas mal ralenti sur cette portion avant qu’un camarade de jeu ne soit pas loin de me reprendre et me le fasse savoir. Sursaut d’orgueil, je n’ai pas lâché et j’ai relancé, y compris dans la petite descente qui suivait.

Pour moi la plus grosse difficulté se situait au niveau du dernier kilomètre avec une rue montante pendant 1km, celle qu’on avait empruntée dans le sens inverse au départ. Une vraie souffrance quand on a déjà fait pas mal d’efforts. Je n’aime pas cette portion, même à l’entraînement, et j’ai juste fait en sorte de limiter les dégâts. 

Un chrono anecdotique

Enfin, à l’issue de trois virages où nous attendaient un orchestre que j’ai quand même eu la force de saluer et des petites menottes de mômes à taper, j’ai passé la ligne d’arrivée sans avoir la moindre idée de mon chrono final. Ce n’est pas forcément bon signe car cela signifie que je ne me suis pas mis la pression pour grappiller du temps.

Effectivement, 45mn02sec annonçait ma montre. Vu l’énergie dépensée, j’espérais peut-être mieux mais il ne fallait pas trop rêver avec les moyens du moment.

Le bilan, c’est que j’ai échoué dans mon objectif de courir à cette allure en étant un peu facile. Il y avait sûrement beaucoup mieux à faire mais étais-je en capacité d’attendre mieux ? D’autant qu’après quelques bavardages, il était déjà temps de refaire le parcours comme prévu, en solo (apparemment personne ne m’aime). J’ai rallongé un peu pour atteindre les 25km au total, soit une sortie à 4’50”/km de moyenne, ce qui était largement suffisant et satisfaisant.

Néanmoins, l’après-midi et les jours qui ont suivi ont été délicats avec une belle douleur au niveau du tendon d’Achille. J’ai une sorte d’excroissance qui est revenue. Un problème que je traîne depuis quelques longs mois (années ?) mais qui n’apparaît pas systématiquement. Peut-être un peu plus régulièrement en ce moment, c’est pourquoi j’ai pris rendez-vous chez le médecin. Les informations que j’ai recueillies auprès d’autres coureurs me font craindre un problème assez important mais on attendra le diagnostic d’un professionnel.

Sans surprise, Internet m’a expliqué que j’avais un cancer généralisé. J’ai bon espoir d’être rassuré par les examens et que quelques soins appliqués permettront de résoudre le problème. Je suis déterminé à faire tout ce qu’il faudra pour éviter une longue indisponibilité et préserver mes chances de courir les 100km de Steenwerck dans de bonnes conditions.

Pour l’heure, je diminue le kilométrage. Et je m’attends à devoir observer une petite période de repos, ce qui ne me fera pas de mal. En espérant revenir très vite car je suis très motivé.

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Article posté le 26 février 2016 à 9 h 41 min.

A propos de David Vandewiele

Entraîneur de l'équipe de France de Cheese-Rolling, plusieurs fois récompensée au Cooper's Hill Cheese-Rolling and Wake, course qui consiste à dévaler une pente le plus rapidement possible pour attraper un fromage.
 

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