L’Urban Trail, vraie discipline ou coup marketing ?

VN:F [1.9.22_1171]
Moyenne: 5.0/5 (4 votes)

urban-trail-vraie-discipline-ou-marketing - 4

De jour comme de nuit, ils fleurissent un peu partout : les urban trails ont la cote en ce moment. Mais s’agit-il d’une véritable discipline ou d’une simple course sur route dans un joli emballage marketing ? Pour se faire une idée, on a testé le plus célèbre d’entre eux : le Lyon Urban Trail ! 

Quelles chaussures porter sur une telle course ? C’est la première question que je me suis posé la veille du départ. Il faut dire que ce genre de parcours était tout nouveau pour moi. je me suis donc aligné le jour J, à l’heure H, curieux et en chaussures de route, en me disant que je partais pour une ballade de 35km plutôt roulante … Alors, verdict ?

C’était une superbe ballade… Mais tout sauf roulante. Les 1500 mètres de dénivelé positif annoncés étaient bien réels. Des relances incessantes, de vraies côtes cassantes qui n’ont rien à envier à certains massifs, et 6000 marches au total, même si j’ai vite arrêté de compter. Il faut dire que la ville s’y prête bien. Si vous connaissez Lyon, vous savez à quel point certaines parties de son centre sont pentues.

Seul point commun avec le trail : le dénivelé éventuellement

Je parlais du choix des chaussures un peu plus haut et il s’est avéré judicieux : à 90%, j’ai foulé du bitume et des pavés. pour le reste, il s’agissait essentiellement de parcs sans difficultés majeures. Disons le sans détour : l’urban trail n’a de trail que le nom, à moins de considérer que cette discipline ne se résume qu’à son dénivelé. Ce qui ne veut pas dire que ce genre d’épreuves n’a aucun intérêt, bien au contraire même.

urban-trail-vraie-discipline-ou-marketing - 2

C’est finalement l’occasion de joindre l’utile à l’agréable. Dans mon cas, visiter une ville que je ne connaissais pas, tout en disputant une course relevée. Le parcours m’a fait passer par les endroits les plus surprenants, les monuments les plus remarquables. En 3h29’46, je peux dire que j’ai visité -en coup de vent- la quasi totalité de ce qui fait la fierté de Lyon. J’ai en plus terminé la course avec les cuisses bien dures et l’envie de piller les cuisines de tous les restaurants que j’ai croisé sur le retour.

Bref, si vous souhaitez vous faire un week-end qui mêle tourisme et course à pied dans une grande ville, mais sans passer par le traditionnel marathon, l’urban trail est une bonne idée.

Des cités touristiques et séduisantes comme Toulouse, Lyon, Paris, Montpellier ou Blois proposent ce genre de courses en choisissant bien souvent les quartiers qui présentent le plus de dénivelé. Droit dans le pentu, même en ville !

Article posté le 14 avril 2016 à 13 h 10 min.

 

4 commentaires

  1. LE COUREUR DU DIMANCHE

    L’urban trail, c’est un peu comme la pub à mon époque « canada dry »; ça y ressemble, mais ce n’est pas vraiment cela.

    C’est une jolie manière de faire revenir les coureurs vers le bitume ( comme au début de la course sur route ), mais aussi d’éviter une fuite des mangeurs de bitume vers d’autres terrains ( le trail, le vrai, celui que l’on pratique dans la nature ).

    Il y a de véritables escroqueries ( Montigny-le-Bretonneux,…) et de vraies surprises très agréables ( chartres ). Certes, le parcours est urbain, mais on dérouille en enchainant les cotes, les descentes, les virages, les trottoirs, les escaliers…

    Une nouvelle manière de découvrir la ville. Le plus du trail de chartres, c’est que le départ est à 21h45 pour le 17.5km…et la frontale s’impose.

    Non, Lyon , n’est donc pas le plus célèbre…Par définition, le trail suppose que l’on va souffrir puisque le parcours est à priori et à postériori accidenté, voir très accidenté…donc certaine ville peuvent logiquement s’appoprié le terme de trail…sauf que le côté nature n’est pas vraiment là.

    Le chic de l’urban trail de chartres et que la ville lance les illuminations de la ville lors de l’épreuve; c’est magnifique; tout comme les illuminations de Lyon au moment de la fin de l’année.

    L’urban trail ne sera une vraie discipline que si les villes jouent le jeu du vrai dénivelé…

    • La réflexion vrai discipline = vrai dénivellé est idiote. Ce qui fait le niveau d’une discipline c’est les athlètes, pas le parcours. L’appelation « trail » est probablement abusive, mais personnellement je préfères ça à des parcours ultra roulant pour marathonien en 2h05.

      • le coureurdudimanche

        cher Mathieu, le principe même du trail est de monter ou descendre…en ville ou dans la nature…

        d’autre part, ce n’est pas l’athlète qui fait la renommée de l’épreuve, mais :
        la qualité de l’organisation, la qualité du parcours, le plaisir que l’on y trouve à courir…

        depuis 33 ans que je cours, je ne me suis jamais inscrit à une course parce que « une vedette » était venue…

  2. du pur marketing,tout le monde veut le sien.C’est la course aux engagés et leur porte monnaie .Effet de mode oblige,les exces tueront ce sport et on comptera les « morts » Tous ne pourrons pas survivrent car il faudra bien un minimum d’engagés pour faire durer toutes ces courses et les sportifs ne sont pas inépuisables et n’ont pas le don d’ubicuité

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.