Une semaine ordinaire dans la vie d’un runner

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la semaine d'un runner

Le running est une passion qui se vit au quotidien. Du lundi au dimanche, il ne se passe pas une seule journée sans qu’elle ne vienne s’immiscer dans la vie des coureurs. Découvrez sans plus tarder la semaine ordinaire d’un runner tout aussi ordinaire.

Les non-initiés ne peuvent pas comprendre. Regardez vos collègues par exemple, ils n’y connaissent vraiment rien « Et combien de km il faisait ton marathon ? » Non décidément, ils ne peuvent pas prendre la mesure de ce que vous accomplissez au quotidien. Bande d’incultes ! L’envie de les insulter vous traverse l’esprit, mais vous vous ravisez rapidement, ce serait contraire à l’esprit sportif dont ils ignorent tout.

Une semaine dans la peau d’un runner

Lundi : Vous arrivez au boulot les jambes lourdes et le cœur léger, votre t-shirt finisher du weekend planqué sous votre chemise. Après un rapide passage par la machine à café, vous tentez de vous installer confortablement à votre bureau. Machinalement vous remontez le fil d’actualité de votre compte Facebook, surement par peur d’être passé à côté de l‘INFO RUNNING du weekend. Vous en profitez pour mesurer le succès de votre dernière publication Instagram, 227 likes, peut mieux faire !

Mardi : Retour à l’entrainement avec un footing dit « de récupération ». Si les gens normaux préfèrent se prélasser sur un canapé pour se reposer, le runner lui le fait en courant. Allez comprendre ! Après 45 minutes de course et 15 minutes de PPG, vous enfilez vos chaussettes de récup devant la tv en sirotant une bonne bière. Après tout, vous l’avez bien méritée celle-là. Vous en profitez pour jeter un œil à votre plan d’entrainement pour la semaine. « Quoi ? Non mais il est malade le coach, j’y arriverai jamais ! »

Mercredi : Rendez-vous avec David pour une séance de piste, 12×400 mètres, ça va saigner ! Vous allez lui mettre la misère « il va pas regretter d’être venu, c’est moi qui te le dis ». Le déjeuner avalé à la hâte n’y résiste finalement pas et achève sa course folle étalé sur la pelouse du terrain de foot. Vous avez mal partout, mais c’est ça qu’est bon ! A ce moment là, vous êtes heureux.

Jeudi : Ce midi c’est piscine, pourtant vous détestez ça, le chlore, le pédiluve, le bonnet en plastique … Mais un jour vous avez lu un truc qui ventait les mérites de l’entrainement croisé. Alors depuis, vous avez plongé dedans à corps perdu, jusqu’à vous noyer. D’ailleurs ils disaient aussi que le gluten c’est MAL ! Depuis la farine de pois chiches est votre amie. Vous ne reculez devant aucun sacrifice pour progresser.

Vendredi : Dernière journée de boulot, avant le début d’un nouveau weekend spécial running. Il était temps ! Le soir venu, vous chargez la voiture et prenez la route avec femme et enfants. C’est décidé, toute la petite famille vous accompagne pour vous soutenir et vous encourager. Vous aimez la dimension collective du running. Et puis tout ça, vous le faites pour eux, avec eux, pour qu’ils soient fiers de leur papa.

Samedi : Repos complet, demain y a compét ! Chaussettes de récup, séance de Compex et préparation du matériel, rien n’est laissé au hasard. Le running c’est de la mécanique de précision, ça ne supporte pas l’amateurisme. Vous envoyez votre femme chercher votre dossard pour ne pas perdre d’influx nerveux. Vous profitez de ce moment de tranquillité pour faire une sieste. « Les enfants, allez jouer dehors, papa a besoin de se reposer, il a une course demain ».

Dimanche : D’abord la chaussette droite, puis la gauche … Le runner serait-il un brin superstitieux ? La tension est palpable, le stress vous envahit, la peur aussi. En plus vous avez à nouveau mal au genou, le TFL qui se réveille ? A moins que ce soit le ménisque … Le départ est donné sous les hourras de votre fan club. A l’arrivée vous êtes satisfait et heureux, malgré une once de déception. Record battu, 45’20 ! Un jour c’est certain, vous ferez péter la barre des 45 minutes sur 10 bornes. « Le parcours n’était pas si roulant que ça, y’avait pas mal de relances », vous avez un peu les boules d’avoir fait 6 heures de bagnoles pour ça. Vous remerciez quand même votre famille qui ne recule devant aucun sacrifice pour satisfaire votre passion, car sans elle, tout ça n’aurait pas la même saveur.

Article posté le 12 septembre 2016 à 16 h 09 min.

 

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