Trail et matériel obligatoire : stop ou encore ?

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Vous l’avez forcément constaté vous aussi si vous participez régulièrement à des trails plus ou moins longs : la liste de matériel obligatoire ne cesse de s’allonger d’année en année. Normal ou pas ? Ouvrons le débat.

Il y a ce qui paraît indispensable aujourd’hui lorsqu’un coureur prend part à un trail en montagne qui durera plusieurs heures : une couverture de survie, une lampe frontale, éventuellement un sifflet, une veste de pluie, de l’eau et de quoi manger …

Et puis il y a tous ces objets que certains organisateurs, par volonté de se couvrir, ajoutent : une lampe qui clignote à l’arrière et à l’avant du sac, deux frontales PLUS les piles de rechange qui vont avec, une voire deux bandes de strap d’une taille bien précise, une veste d’une matière et de coutures bien particulières (dont la fonction la plus visible ne serait-elle pas de susciter un nombre incalculable de discussions sur les forums pour savoir si telle ou telle veste est  autorisée sur certaines courses qu’il n’est pas nécessaire de citer), et j’en passe évidemment.

Face à ces exigences, il y a deux écoles

Celle qui consiste à dire que la règle est la règle, que la sécurité passe avant tout, et qu’il vaut mieux en emmener trop que pas assez. Effectivement, mourir sur un trail serait dramatique et très bête, même si on n’a jamais lu nulle part qu’une petite lumière clignotant sur la bretelle d’un sac avait sauvé une vie.

Et puis il y a les autres, bien français finalement, qui grognent : trop, c’est trop, autant partir avec sa maison sur le dos (vous avez tous entendu cette expression), et puis il ne s’agit là que d’une histoire de business, disent-ils en pointant le coût d’une veste en Gore-Tex, qui va les obliger à priver leurs enfants d’un nouveau cartable et d’une licence de sport pour la prochaine rentrée (comment ça, ils voulaient faire du foot ?). Ceux-là rappelleront également que les américains, mais aussi les belges, les allemands, sont beaucoup moins embêtés par les règlements.

Bon, il faut bien rappeler que les lois ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre, et que les organisateurs cherchent avant tout à protéger les coureurs et se protéger eux-mêmes de tout accident.

Est-ce qu’une décharge de responsabilité d’un coureur qui serait invité à emmener seulement ce qu’il souhaite les protégerait complètement ? Non. Mais est-ce que les obliger à emmener avec eux tout ce matériel les protège plus ? Pas tellement non plus. 

La réaction de l’organisation face à des conditions météo exceptionnelles, le choix d’un parcours trop engagé, voilà des menaces bien plus importantes s’ils devaient rendre des comptes.

La paranoïa générale du moment (il faut dire qu’on a tendance à porter plainte pour tout et n’importe quoi aujourd’hui) incite les organisateurs à exiger tout et n’importe quoi. (je ne citerai pas le nom d’un trail francilien qui exige un matériel qui ferait passer les organisateurs de l’UTMB pour des minimalistes, tout cela pour traverser trois champs et une forêt).

Est-on vraiment forcés de poursuivre dans cette voie ? Ou bien peut-on faire preuve de prudence ET de bon sens ?Dans le doute, je vous conseille de prévoir large pour votre prochain trail du week-end : n’oubliez pas vos raquettes, votre combinaison de plongée, un nécessaire à raclette et un pompier que vous transporterez plus ou moins facilement sur votre dos en fonction de votre condition physique… Et de la sienne.

Article posté le 27 mai 2016 à 17 h 00 min.

 

Un commentaire

  1. pour le pompier, il a le droit de nous porter en relai? un bon pompier de paris… ça doit se trouver.
    😉

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