Les courses face à la menace terroriste

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Qu’on le veuille ou non, le risque terroriste pèse aussi sur l’organisation des courses en France. Dernier événement en date à jeter l’éponge, le semi-marathon de Lille. Un principe de précaution qui pose question !

Organisé habituellement en parallèle de la fameuse braderie, annulée elle aussi, le semi de Lille n’aura donc pas résisté à la menace qui plane actuellement sur le pays. La raison invoquée ? Une impossibilité manifeste de garantir une « sécurité totale » durant la manifestation … Une décision qui ne manque pas de faire réagir au sein de la communauté running.

D’autres événements running ont ou vont subir le même sort dans les jours à venir, c’est quasiment inéluctable étant donné la logique dans laquelle le pays semble s’enfoncer.

Les organisateurs et les pouvoirs publics se réfugient de manière quasi systématique derrière le sacro-saint principe de précaution pour justifier les annulations qui se multiplient.

Le manque de moyens de sécurité pour encadrer les différentes manifestations est également un facteur déterminant qui pèse lourd dans la décision et qui mène souvent à l’interdiction.

Pourtant, comme chacun le sait, il parait illusoire d’aspirer à garantir une sécurité totale autour d’un événement qui réunit plusieurs milliers de personnes. Et ce, au-delà de toute menace terroriste qui pèse aujourd’hui sur le pays.

Des annulations qui sont finalement en totale contradiction avec le discours de nos politiques qui n’ont de cesse de répéter qu’il faut continuer à vivre normalement sans verser dans la psychose. Mais entre bon sens et refus de céder à la peur collective, la marge est souvent étroite.

Annuler des événements populaires, c’est accepter de céder du terrain face à l’extrémisme, d’où qu’il vienne. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour notre pays ? N’oublions pas que le recours au terrorisme est une manière odieuse d’exacerber les peurs, de diviser et d’instaurer un climat d’insécurité permanent.

A l’heure où plane l’ombre du terrorisme, la cohésion et l’unité nationale sont certainement nos meilleurs atouts pour lutter et éradiquer ce fléau qui nous ronge de l’intérieur. Pourtant, en entravant les libertés individuelles au nom de la sécurité on ne fait qu’entretenir un climat de méfiance, ajoutant de la peur à la peur.

Article posté le 9 août 2016 à 10 h 59 min.

 

2 commentaires

  1. Je ne suis pas sûr que cela fasse plaisir aux organisateurs d’annuler des courses. Je ne suis pas contre les annulations et je pense que c’est bon de prendre le temps de nous adapter à une situation à propos de laquelle on aurait tort de se voiler la face. Oui les rassemblements populaires sont menacés et au moindre incident, la sécurité et ses « failles » seront pointées du doigt. On ne pardonnera pas alors que tout le monde sait qu’il est difficile à court terme d’être efficace face au terrorisme. Pendant le travail de fond nécessaire, il me parait responsable de nous adapter et de trouver la « meilleure » façon d’organiser ces événements. Si pour nousadapter, il doit se passer 2-3 ans avec des restrictions, je ne vois pas le problème. On parle de choses très graves. Maintenir nos libertés, ne pas céder à la menace, ne signifie pas faire comme s’il ne s’était rien passé.

  2. Ce sont souvent des décisions préfectorales, communiquées aux organisateurs deux ou trois jours avant la course qui obligent ces derniers à annuler….

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