Globe Runners

Mes premiers 20 km de Paris

20 km de Paris 2014 1Pratiquant depuis toujours la course à pied et depuis quelques temps la compétition sur 5km aux alentours d’Orleans, nous apprenons il y a quelques mois qu’un 20km d’envergure se déroule chaque octobre à Paris.

Il ne nous en faut pas plus avec un ami pour nous motiver à y participer. Quitte à franchir le pas sur une distance inconnue, autant que ce soit lors d’un événement spectaculaire.

Tout se concrétise donc il y a 3 mois. Afin d’établir un programme personnalisé, mon entraîneur me fait faire un test de VMA. Conclusion 19,5km/h. On discute un peu, on part sur 4 entraînements par semaine et un objectif de 1h15 sur l’épreuve parisienne.

Le premier entraînement commence le 14 juillet. Une séance de fractionné sur 200m, exécutés 10 fois. Ça fait mal. Suivront ensuite chaque semaine 2 séances de fractionné, entrecoupées d’un footing, puis une sortie longue le WE. Accompagné en général de mon partenaire d’entraînement, c’est quand même plus facile.

Au terme d’un mois et demi, je fais le point avec mon entraîneur qui m’établit la deuxième phase du plan. Désormais les séances de fractionné se rallongent petit à petit, se traduisant par exemple  par du 3000-5000-3000 ou encore 8×1500. Mais je me sens bien. Ces séances de travail spécifique me font moins mal que celles de fractionné court où le pourcentage de VMA est supérieur à 100.

Je continue de suivre le planning à la lettre. Le jour J se rapproche … Les 2 semaines qui précèdent la course sont plus light. La veille par contre, impossible de trouver le sommeil … Vais-je atteindre mon objectif ? La foule ne va-t-elle pas me gêner ? Comment faire un bon temps si je n’ai pas la possibilité de m’échauffer comme à mon habitude ? Bref, réponses le lendemain à 10h.

Les 20 km de Paris 2014 : Retour sur la course

Venant en bus d’Orleans, le réveil fut très matinal. Après un bon petit déjeuner nous prenons la route. Arrivés dans la capitale, c’est l’effervescence, que des coureurs en tenue de sport ! C’est dingue de se dire que 30000 personnes se réunissent pour aller courir ensemble.

Voulant être bien placés au départ, nous arrivons assez tôt sur le pont d’Iéna. Normalement nous devrions être placés à la fin de la première vague de 5000 personnes. Mais ça ne nous va pas. Du coup on se faufile, on esquive les « gardes » aux entrées des sas préférentiels … Et on réussit finalement à se retrouver juste derrière les « élites ». En gros dans les 200 premiers.

 

On y est, plus d’excuses pour ne pas faire un bon temps par conséquent. La pression monte… Le départ est donné à 10h pile.

Ça part à une bonne allure et nous entamons directement par une légère côte, assez longue tout de même. Je ressens déjà le manque d’échauffement, une pointe de côté s’accentue de plus en plus au fil des mètres : « merde, c’est le jour J et je vais tout foutre en l’air !? ».

Je continue, je m’accroche à mon ami. A partir du KM4 je commence à aller mieux, la gêne a disparu et j’entrevois déjà le premier ravitaillement. J’avale quelques gorgées puis tout va nettement mieux, c’est bon je suis lancé et rien ne va plus pouvoir m’arrêter !

Les spectateurs sont massés sur le bord. C’est vraiment galvanisant. De plus, de multiples groupes de musique sont dispersés tout au long du parcours, ça donne du rythme (et l’envie de bouger !). Enfin et surtout, ma supportrice particulière est placée à plusieurs endroits (que l’on s’était fixé au préalable), cela me donne des petits buts dans la course et me permet de garder mon élan.

Malheureusement je commence à distancer légèrement mon ami. Je passe le KM10 un peu plus tôt que mes prévisions et ai environ 1 minute d’avance au KM15. Je fais attention à ne pas m’enflammer. J’appréhende un éventuel coup de barre mais j’envisage pour de bon d’atteindre mon objectif. Je me sers des passages sous les ponts pour prendre de la vitesse lors des descentes et doubler quelques concurrents aux remontées.

Les 3 derniers KM sont un peu durs. Je sens que c’est maintenant que le « mental » va entrer en jeu. Je serre les dents, maintiens le ton.

J’aperçois l’arche final, j’y suis ! Un ultime encouragement de Maud me permet de dépasser un adversaire inespéré avec qui je n’arrêtais pas de jouer au chat et à la souris. Le sourire aux lèvres, un énorme sentiment de satisfaction me monte à la tête lorsque je franchis la ligne d’arrivée.


01:13:16 ! Objectif atteint et quelle superbe course. Suivra, juste après, mon pote, heureux lui aussi de sa belle performance. Le travail paye donc ! Et je veux bien continuer à me faire mal si c’est pour avoir un tel plaisir.

Amis runners, RDV pour l’édition 2015 ou prochainement dans le 45 !

Antoine

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