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Comment appréhender un objectif ?

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Se fixer des objectifs, s’y préparer et les réaliser, autant d’étapes qui jalonnent la saison d’un coureur à pied. Aujourd’hui David nous livre une réflexion interessante sur sa manière d’appréhender de futurs objectifs. 

L’an dernier, dans le but d’optimiser mes performances, j’avais décidé de consacrer ma saison à deux ou trois objectifs maximum. J’avais des épreuves qui me tenaient à coeur, et pour lesquelles j’avais la volonté d’améliorer sensiblement mes chronos par rapport à l’année précédente. Je comptais notamment sur une meilleure répartition de mes efforts, et plus de temps pour me préparer à l’entraînement.

A l’entame d’une nouvelle saison et avant de définir de nouveaux objectifs, j’ai donc examiné les progrès que j’ai pu accomplir grâce à cette nouvelle façon de fonctionner. Au lieu d’aller faire le clown chaque semaine pour courir autant que possible, ou faire mumuse avec les records personnels, j’ai couru 4 fois moins de courses, et multiplié les sorties qualitatives. 

Résultat : pas vraiment de progrès notables. Et je n’ai pas rempli tous mes objectifs. Alors j’ai réfléchi et j’ai cherché dans mes souvenirs, mon ressenti général tout au long de l’année. J’y ai trouvé quoi ? Un sentiment de blocage et de démotivation, à cause d’un objectif trop lointain. En effet, avec deux ou trois défis dans l’année, on a le temps de les voir arriver, certainement un peu trop pour moi. Avant l’échéance, j’avançais doucement, avec une sorte de vieux plan fait maison, pour monter en puissance, et avoir le foncier requis. Un truc artisanal mais quand même un peu inspiré de vrais plans d’entraînement.

Je ne suis pas du tout un expert en motivation, en développement personnel ou en coaching, mais j’ai l’impression qu’aujourd’hui j’ai besoin, plus que jamais, d’établir une sorte de contrat avec moi-même. Dorénavant, voici donc comment je souhaite aborder les choses. 

Ne pas se focaliser sur la course avant de l’avoir préparée

De toute évidence, je ne peux pas être prêt avant l’heure. Si je suis à trois mois d’une échéance importante, inutile de me projeter trop loin et de trop y songer. Je ne dois pas me crisper ou tirer des plans sur la comète. Alors avant toute chose, au boulot !

Avoir des objectifs intermédiaires

Je dois me fixer des étapes sur la route qui mène à l’objectif final. A chaque entraînement, son petit objectif. Je ne dois pas hésiter à inclure des courses officielles dans ma préparation, avec des ambitions plus ou moins modestes, mais en cohérence avec mon plan. Répartis dans le temps, ces petits objectifs seront facilement atteignables et seront autant de petites victoires qui apporteront confiance et progrès.

Se consacrer à un objectif à la fois

Même si ça n’est qu’un objectif intermédiaire, un objectif reste un objectif. Le meilleur moyen de l’atteindre est de s’y consacrer pleinement, sans se soucier des suivants. Mentalement, cela devrait me permettre de renouveler ma motivation, d’être plus frais dans l’esprit.

Valider les étapes

Chaque accomplissement a de la valeur. Eh hop, une croix dans ma check-list. A tout moment, je dois pouvoir me retourner et observer le chemin parcouru.

Arriver le jour J dans les meilleures conditions

Un challenge, ça se respecte. Et s’il a du sens, autant mettre toutes les chances de mon côté pour que les choses se déroulent au mieux.

Les spécialistes me corrigeront ou apporteront d’autres axes sur lesquels travailler. Mais voilà grosso modo le cadre que je me suis fixé pour accompagner mon prochain plan de bataille. 

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