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La check-list d’avant course sans prise de tête

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Chaque coureur a sa recette, ses conseils, ses trucs à ne SURTOUT pas faire, qui parfois se contredisent à tel point qu’on est souvent perdu. Voici une petite check-list sans prétentions, et sans prise de tête à lire à quelques jours de votre prochain objectif.

Oui c’est vrai, il existe un million d’articles de conseils et certains se contre disent entre eux. Sans avoir la prétention de donner une formule magique ni d’être un coach, un vrai, je vous donne quand-même quelques points à avoir en tête à l’approche de votre prochaine course.

Il va de soi que je décline toute responsabilité si ces conseils venaient à vous mener droit dans le mur. En cas de réussite en revanche, je prends.

S’entraîner dur jusqu’à quand ?

Disons que jusqu’à 15 jours avant l’objectif, vous pouvez encore faire de belles grosses séances. Après, sans enfiler les chaussons, il est plutôt recommandé de lever le pied sur le volume. On garde un peu d’intensité, mais on en fait beaucoup moins en volume. Non, vous n’allez pas progresser en deux semaines, c’est trop tard.

En revanche vous pouvez très bien tout perdre. Donc profitez-en, allez voir ce film dont tout le monde parle à la machine à café et criez haut et fort que vous avez trouvé ça « très surcoté et plutôt prétentieux, en plus il y avait des longueurs ! » Ou bien redécouvrez que vous viviez en couple avant cette préparation. « Bonjour, tu te souviens de moi, on s’est mariés une fois ! »

Bref, faites autre chose. Pour votre corps, et pour la tête. Dormez aussi, c’est important. On dort souvent assez mal la veille de la course, parce qu’on stresse, et parfois parce que le départ est très tôt selon les épreuves. Si vous avez bien dormi dans la semaine et notamment l’avant-veille, ce n’est pas un souci.

L’alimentation, autant de recettes que de coureurs

Certains vous conseilleront un régime scandinave, d’autres crieront haro sur les fibres ! La vérité est que l’estomac, l’intestin, toutes ces choses qui bougent en vous, sont assez personnels, vous en conviendrez.

Il y a bien quelques impératifs effectivement : on mange des féculents –sans se gaver- on évite les fibres végétales comme les crudités et les légumes secs si on a peur de se liquéfier littéralement le jour de la course.

J’ai longtemps cherché une expression plus appropriée mais pourquoi mettre une image sur quelque chose que vous avez déjà en tête ? Disons simplement qu’il faut prendre soin de son intestin, il vous le rendra. Normalement. Peut-être.

Le matériel ?

Seulement du matos déjà testé. Pour les vêtements, fuyez le t-shirt offert par l’organisation et que vous n’avez donc jamais lavé, jamais porté. Au rayon des désagréments pas très glamours, les tétons en sang sont une valeur sûre.

Si vous êtes sujet aux échauffements, aux brûlures parce que vous avez la peau du bébé dans les vieilles pubs Cadum, essayez donc les crèmes du type Nok, chez Akiléine. Non pas que je travaille pour eux, mais c’est une valeur sûre. Tout comme on dit un Tupperware, ou un Kleenex, on dit de la Nok parce qu’elle est incontournable, même si il en existe d’autres.

Vous craignez d’attendre longtemps sur la ligne de départ ? Plusieurs options. Si vous avez prévu de porter un sac de trail, vous pouvez envisager le coupe-vent très léger que vous quitterez rapidement, si possible sans vous arrêter, pour cela le mieux est de le faire à l’entraînement quelques fois. Sinon, sac poubelle (pas très écolo) ou vieux sweat à abandonner (souvent récupéré par des associations caritatives).

Ou alors choisissez l’option virilité : frappez très fort sur votre torse en entonnant un truc qui pourrait ressembler à un Haka digne des All Blacks, si vous n’étiez pas terrifié. Et si vous n’étiez pas en vêtements de compression. Et si vous n’aviez pas un physique de coureur.

La préparation mentale

Il existe déjà plusieurs articles sur Globe Runners pour vous aider à préparer une épreuve dans la tête. Et là encore il y a plusieurs recettes, personnellement je fais toujours en sorte de me poser quelques questions pendant la préparation d’une course. Pourquoi ? Quel objectif ? Suis-je prêt à danser avec cette femme de petite vertu qu’on appelle souffrance et qui s’offre à tout un chacun à un moment ou un autre ?

Ensuite, il existe des ficelles à mettre en place pour n’avoir qu’à les tirer durant la course pour actionner quelques artifices précieux. Certains se préparent une boîte à souvenirs avec des belles images à ressortir pour les moments difficiles. Votre petite famille lors d’un pique-nique à la campagne. Ou bien à l’inverse des mauvais souvenirs pour se dire qu’on n’a pas fait tout ça pour rien. Comme un entraînement difficile sous la grêle où vous n’avez rien lâché. Tout dépend de votre famille en fait.

Vous pouvez aussi garder de la musique sous le coude à sortir quand cela deviendra difficile. Dans ce cas cela dépend évidemment de chacun et je n’ai pas de playlist particulière à vous donner. Mais quand-même : AC/DC forever.

Après certaines rumeurs font état de pratiques terrifiantes dans le peloton. La légendaire marathonienne américaine Paula Radcliffe comptait de 1 à 100, puis dans l’autre sens quand cela devenait difficile. D’autres s’imaginent ailleurs, ce qui est étrange vu qu’ils ont payé cher pour être là mais après tout pourquoi pas.

La course

C’est le grand jour les enfants, celui que vous attendez tant. Vous l’avez forcément imaginé sous le soleil, ne pleurez pas si ce n’est pas le cas. Prenez un bon petit déjeuner. Là encore il y a plusieurs religions.

Personnellement, je mange comme un jour de gros entraînement, au moins mon corps connaît et tout inconnu est à fuir avant une course. Je mange un peu de tout, sans surcharger, et j’emmène une banane pour lui faire son affaire un peu avant le départ. Essayez dans la mesure du possible de ne pas finir vos Miel Pops 30 minutes avant le coup de feu. Ce serait tout à fait regrettable d’un point de vue digestif.

N’oubliez pas de déposer la grosse commission avant de partir de chez vous. Deux fois. Bien sûr cela dépend encore une fois de chacun, et parfois on n’a pas envie, et puis on est dans un pays libre. Mais faites le deux fois quand-même. Ceux qui ont eu une envie pressante sur la ligne de départ, ou pire, juste après le coup de feu savent pourquoi. Mieux vaut perdre un peu de temps que sa dignité, sans aucun doute.

Sur la ligne, placez-vous en fonction de votre objectif et pas en fonction des copains ou de la place que vous trouvez en arrivant. Trop en arrière, et c’est l’enfer pour remonter. Trop en avant, c’est super, vous êtes sur les photos, vous partez vite entouré de pleins de gens affûtés et peut-être même épilés des jambes. Et puis vous vous effondrez comme jamais. Testé, approuvé.

Partez donc à votre rythme, ne vous faites surtout pas entraîner par la foule. 90% des gens partent bien plus rapidement que leur vitesse de croisière au final, et beaucoup le payent. Soyez vigilants, à moins de vouloir courir les premiers mètres du marathon de Paris devant les meilleurs kenyans, mais sachez que ce n’est pas à la portée de tout le monde et que cela fait cher les 600 mètres puisque vous ne finirez sans doute pas.

Amusez-vous

C’est le plus important, franchement. Tapez dans les mains des mômes quand c’est possible, remerciez les femmes -ou les hommes- qui vous encouragent en hurlant votre nom fébrilement, n’oubliez pas de contracter les muscles et fermer la bouche quand vous passez devant le photographe.

Et quoi qu’il arrive, soyez honnête avec vous-même à l’arrivée. Oui, c’est vrai, faire 2h59’59’’, ce n’est pas pareil que faire 3h01’. Mais vous pourrir la vie pour ça à l’arrivée, vraiment ? Et si vous passez à côté de votre course, ne cherchez pas d’excuse à chaud, surtout si elles sont de mauvaise foi.

On a le droit de passer à côté d’une échéance importante, on a même le droit de ne pas avoir d’excuse valable, même si tout une société vous dit le contraire.

Ne vous en prenez surtout pas au parcours « pas assez roulant » si vous étiez engagé sur un trail de 80 bornes pour 6000 mètres de dénivelé positif. Ne tentez pas l’excuse du « le parcours est bien plus long que prévu à ma montre », je l’ai déjà usée cent fois.

Bon, sachez quand-même qu’on vous a préparé une liste d’alibis sur Globe Runners parce qu’on est sympa, si vous êtes vraiment de mauvaise foi. Enjoy !

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Article posté le 2 mai 2017 à 16 h 40 min.

A propos de Kévin Blondelle

Rédacteur pour Globe Runners. Journaliste radio le jour, coureur tôt le matin et tard le soir... Ses préférences ? Un peu de route, et beaucoup de trail, avec une appétence particulière pour le format 40 à 80km. Son format ? 1m75 pour 69kg les bons jours. Pour lui, courir est la plus importante des choses très secondaires.
 

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