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Du running au triathlon : la genèse

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Du Running au triathlon, premiere partie

Voici la première partie d’une série qui durera jusqu’au 23 septembre, date du tout premier Bearman, un triathlon distance Ironman organisé dans les Pyrénnées. Etant à la base un coureur, j’ai décidé de vous faire vivre cette transition vers le triple sport, avec des retours d’expérience, des conseils de champions et des interviews qui vous serviront à vous aussi si vous succombez un jour à l’appel du triathlon.

Vous êtes nombreux à avoir déjà été tentés par le triathlon, ne serait-ce qu’une fois, sur courte distance ou même sur format Ironman. Certains franchissent le pas mais beaucoup n’osent pas, parfois par crainte de la charge d’entraînement, ou par crainte de la partie natation, point faible de nombreux coureurs. De mon côté je rêve depuis des années de m’y mettre, et comme pour la course à pied, j’ai toujours été attiré par les longs formats, les épreuves qui font peur. Après tout, à chacun sa source de motivation, de mon côté j’ai besoin d’être effrayé pour m’y filer. Toutes les courses abordées dans le confort se sont soldées par un échec.

Du rêve abstrait au choix concret : ce sera le Bearman

Pour ce passage à l’acte, je cherchais un triathlon format XXL qui fasse rêver, c’est à dire en ce qui me concerne une épreuve avec des choses à voir, de vraies difficultés et UNE question : suis-je capable d’aller au bout d’un truc aussi fou ?

Je me suis rapidement intéressé à une épreuve qui fait son apparition cette année dans le calendrier : le Bearman, organisé par Richard Laidlow, une figure du triathlon. Il a choisi le Vallespir, au départ de Saint-Jean-Pla-de-Corts, pour mettre au défi 200 triathlètes -200 fous- pour cette première édition aux ambitieuses mensurations.

Tout commence par 3,8km de natation en lac, avant d’enchaîner sur une partie vélo assez démente : 183 kilomètres pour 5000 mètres de dénivelé. Ensuite, si les jambes suives, reste un marathon en course à pied pimenté par 1800 mètres de dénivelé.

Une mutation physique nécessaire

Bien évidemment, avoir un bagage de coureur -notamment de longues distances en trail- est utile mais ne saurait suffire. Et les quelques sorties à vélo ici ou là effectuées jusqu’ici sont trop maigres pour espérer quoi que ce soit.

Il faut donc enfiler le bleu de chauffe -comprenez le cuissard-, et le plus dur dans mon cas : le maillot de bain. Il paraît que beaucoup de coureurs redoutent la partie natation, c’est ce qui m’a freiné pendant des années.

Accepter d’être un novice dans les deux autres disciplines

Si la partie vélo a été plus facile à appréhender puisque je pratiquais déjà -il m’a donc fallu apprendre à augmenter le volume et le dénovelé- la natation a été beaucoup plus compliquée. Mon niveau de départ ? J’avais la certification « fer à repasser ».

Un ami maître nageur m’a dit que je nageais comme une cravate, comprenez à la verticale. C’est bien simple, après 100 mètres de crawl, j’atais tétanisé. J’ai donc demandé conseil, regardé des dizaines et des dizaines de vidéos dans mon coin aussi, et me suis lancé.

Après deux mois, je ne suis toujours pas Alain Bernard et je ne le serai jamais, mais j’arrive à aligner des séances de 2000 ou 3000 mètres en sortant frais de la piscine. Il s’agit maintenant de progresser pour gagner en vitesse et en endurance.

Un parcours du combattant avec deux épreuves intermédiaires

Je vous ferai donc vivre dans les semaines qui viennent mes entraînements, mes interrogations auxquelles répondront des athlètes expérimentés et ma progression jusqu’à l’objectif, avec une ou deux étapes intermédiaires. J’envisage notamment de faire un triathlon L début juillet : le triathlon Sud Gâtine à Parthenay dans les Deux-Sèvres, ce qui représente la moitié de la distance. C’est plutôt très plat mais je n’ai pas le choix, il me faut aussi composer avec les impératifs personnels et professionnels. Nous y reviendrons dans les semaines qui viennent d’ailleurs, puisque le triathlon est une discipline chronophage et qui plus est sur longue distance.

De quatre entraînements en course à pied et une séance de vélo par semaine (avec en complément du renforcement musculaire), je suis passé actuellement à deux séances de natation, trois de vélo, et trois -parfois quatre- de course à pied. Autant dire qu’il faut sortir le chausse pied pour trouver le temps de caser tout ça. Mais la motivation est là, la crainte aussi, puisque tout cela me paraît dément.

J’ai déjà couru plus de 20 heures, mais on parle là d’un effort tellement différent… On se retrouve très vite pour évoquer la natation. Mais si vous verrez, cela peut être ludique de compter des carreaux dans le fond d’une piscine.

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Article posté le 7 juin 2017 à 17 h 02 min.

A propos de Kévin Blondelle

Rédacteur pour Globe Runners. Journaliste radio le jour, coureur tôt le matin et tard le soir... Ses préférences ? Un peu de route, et beaucoup de trail, avec une appétence particulière pour le format 40 à 80km. Son format ? 1m75 pour 69kg les bons jours. Pour lui, courir est la plus importante des choses très secondaires.
 

3 commentaires

  1. hâte de lire la suite.
    dans mes projets de malade j’ai moi aussi dans ma valise le triathlon.

  2. Meme si je n ai pas ton niveau je me retrouve dans ton récit comme beaucoup qui se sont mis au triathlon. Hâte de lire la suite. La philosophie de se sport est extraordinaire ce n est pas un triple effort mais un seul sport à part entière. À bientôt. Seb

  3. Superbe projet, on va suivre ça avec attention !

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